Ce parfum d’oignons qui caramélisent lentement dans le beurre — celui qui s’infiltre dans chaque pièce de la maison avant même que vous ayez mis la table — me ramène instantanément chez ma grand-mère. C’était toujours un dimanche de novembre, la lumière déjà grise à quatre heures de l’après-midi, et elle sortait sa grande cocotte en fonte émaillée, celle qui avait vu passer des décennies de soupes et de ragoûts.
Je la revois encore : un tablier à fleurs un peu délavé, les manches retroussées, et cette façon qu’elle avait de remuer les oignons sans se presser, comme si le temps n’existait pas. “Faut pas les brusquer, les oignons”, qu’elle disait. “Ils te le rendront au centuple.” Et elle avait raison, évidemment. Cette patience, ce rituel du dimanche — c’est ce qui rend cette soupe à l’oignon réconfortante au bœuf et à l’orge si spéciale.
Ce n’est pas une soupe qu’on prépare à la va-vite un soir de semaine, même si la recette en elle-même est simple. C’est une soupe qui demande un peu de temps, un peu d’attention, et qui vous récompense avec un bouillon si profond, si riche, si parfumé que vous en oublierez toutes les soupes à l’oignon que vous avez goûtées avant. L’orge perlé apporte cette texture veloutée et nourrissante, le bœuf fond littéralement dans la bouche, et les oignons… ah, les oignons. Ils sont le cœur de tout ça, bien sûr.
Je vous partage cette recette comme on transmet un secret de famille. Parce que certaines choses méritent d’être préservées, et une bonne soupe qui réchauffe l’âme, c’est peut-être ce qu’il y a de plus précieux à transmettre.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Honnêtement, j’ai testé des tonnes de soupes à l’oignon avant d’arriver à celle-ci. Certaines étaient trop liquides, d’autres manquaient de profondeur, et la plupart laissaient sur sa faim — littéralement. Celle-ci, c’est la version que je prépare depuis des années, peaufinée à force de tentatives, et elle coche toutes les cases.
- Un repas complet dans un bol : Le bœuf et l’orge en font une soupe qui tient au corps. Pas besoin d’un plat à côté, elle se suffit à elle-même.
- Des ingrédients simples, du quotidien : Oignons, bœuf, orge, bouillon, un peu de vin — la plupart du temps, vous avez déjà tout dans le placard ou le frigo.
- Parfaite pour les jours de grand froid : Quand le vent siffle dehors et qu’on n’a envie que d’une couverture et d’un bol fumant, c’est exactement ce qu’il vous faut.
- Un vrai goût de “fait maison” : Rien de transformé ici. Chaque cuillerée raconte une histoire de patience et d’amour.
- Elle se bonifie avec le temps : Sincèrement, elle est encore meilleure réchauffée le lendemain. Les saveurs ont le temps de s’installer, de se connaître, de danser ensemble.
Ce qui la rend différente des autres soupes à l’oignon, c’est cette combinaison de textures. L’orge perlé apporte du croquant sous la dent (oui, vraiment, un croquant tendre), le bœuf effiloché fond dans le bouillon, et les oignons caramélisés créent une base si veloutée qu’on jurerait qu’il y a de la crème. Il n’y en a pas. C’est juste la magie des oignons bien traités.
C’est le genre de soupe qui fait dire “wow” à table. Pas besoin d’être un chef pour la réussir, il suffit d’un peu de patience et d’envie de bien faire. Et croyez-moi, le résultat vaut chaque minute passée à remuer ces oignons.
Les ingrédients dont vous aurez besoin
Cette recette utilise des ingrédients simples mais choisis avec soin. Chacun a un rôle précis pour construire ce bouillon riche et réconfortant. Voici ce qu’il vous faut :
Pour la base de la soupe
- 1 kg d’oignons jaunes (environ 4 à 5 gros oignons) — épluchés et émincés finement. Les oignons jaunes sont les meilleurs pour la caramélisation, ils deviennent doux et sucrés sans amertume.
- 60 g de beurre doux — pour faire suer les oignons. J’utilise du beurre de qualité, ça change tout.
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive — elle empêche le beurre de brûler et ajoute une note fruitée.
- 1 cuillère à café de sel — pour aider les oignons à rendre leur eau et à caraméliser.
- 1/2 cuillère à café de poivre noir — fraîchement moulu de préférence.
- 2 gousses d’ail — émincées finement, elles ajoutent une touche aromatique discrète mais essentielle.
Pour le bouillon et la viande
- 500 g de bœuf à braiser (paleron, gîte ou macreuse) — coupé en cubes de 2-3 cm. Ces morceaux deviennent incroyablement tendres après une longue cuisson.
- 1,5 litre de bouillon de bœuf — maison si vous avez le temps, mais un bon bouillon du commerce fait l’affaire. Je préfère les marques en bouteille verte, moins salées.
- 250 ml de vin blanc sec — un vin que vous boiriez, pas un “vin de cuisine” bas de gamme. Un bon chardonnay ou un sauvignon blanc fait des merveilles.
- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate — pour la couleur et l’umami.
- 2 feuilles de laurier — séchées ou fraîches.
- 3 branches de thym frais (ou 1 cuillère à café de thym séché).
Pour l’orge et la finition
- 100 g d’orge perlé — rincé à l’eau froide. L’orge perlé est plus rapide à cuire que l’orge mondé et donne une texture parfaite.
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge — une petite touche d’acidité pour équilibrer la richesse du plat.
- Sel et poivre supplémentaires — pour ajuster l’assaisonnement en fin de cuisson.
Pour le service (optionnel mais fortement recommandé)
- Pain de campagne ou baguette rassis — coupé en tranches épaisses et grillées.
- Fromage râpé (gruyère, comté ou emmental) — pour gratiner le dessus si vous voulez la version classique.
Note sur les ingrédients : Pour le bœuf, je recommande de prendre un morceau un peu persillé. Le paleron est mon favori — il devient si tendre après une longue cuisson qu’il se défait à la fourchette. Si vous voulez une version plus légère, vous pouvez remplacer le bœuf par du poulet, mais honnêtement, le bœuf apporte une profondeur que rien ne remplace.
Le matériel nécessaire
Pas besoin d’une cuisine de chef pour réussir cette soupe. Voici l’essentiel :
- Une grande cocotte ou marmite (5 à 6 litres) — en fonte émaillée de préférence. Elle retient parfaitement la chaleur et permet une caramélisation homogène. Si vous n’avez pas de cocotte en fonte, une grande casserole à fond épais fera l’affaire.
- Une planche à découper et un bon couteau de chef — pour émincer les oignons sans pleurer (trop).
- Une cuillère en bois — pour remuer les oignons sans rayer le fond de votre cocotte.
- Un chinois ou une passoire fine — si vous voulez un bouillon parfaitement clair (moi, je laisse tout, j’aime la texture).
- Des bols résistants à la chaleur — pour servir, surtout si vous gratinez le fromage au four.
J’utilise ma vieille cocotte en fonte Le Creuset qui a appartenu à ma mère. Elle a vu passer des centaines de soupes et elle est encore aussi belle qu’au premier jour. Si vous investissez dans une bonne cocotte, elle vous durera toute une vie.
La méthode de préparation
Suivez ces étapes, et vous obtiendrez une soupe à l’oignon digne des meilleures brasseries parisiennes. Prenez votre temps, surtout pour la caramélisation des oignons — c’est l’étape qui fait toute la différence.
Étape 1 : Caraméliser les oignons (30 à 45 minutes)
- Dans votre grande cocotte, faites fondre le beurre avec l’huile d’olive à feu moyen.
- Ajoutez les oignons émincés et le sel. Mélangez bien pour enrober chaque lamelle.
- Laissez cuire à feu moyen-doux, en remuant toutes les 5 minutes. Les oignons vont d’abord devenir translucides, puis commencer à dorer.
- Après environ 20 minutes, ils prendront une belle couleur ambrée. C’est le moment d’ajouter l’ail émincé et de poursuivre la cuisson 5 minutes.
- Ne les brusquez pas ! Si le fond de la cocotte devient trop sec, ajoutez une cuillère à soupe d’eau. Les oignons doivent être d’un brun doré profond, presque confits.
Astuce personnelle : Je mets parfois un couvercle pendant les 10 premières minutes pour accélérer le ramollissement des oignons, puis je l’enlève pour la caramélisation. Ça marche du tonnerre.
Étape 2 : Saisir la viande (10 minutes)
- Pendant que les oignons caramélisent, séchez les cubes de bœuf avec du papier absorbant. Salez et poivrez-les légèrement.
- Une fois les oignons prêts, poussez-les sur les bords de la cocotte et augmentez le feu à moyen-vif.
- Ajoutez les cubes de bœuf en une seule couche (ne surchargez pas, faites-le en deux fois si nécessaire). Faites-les dorer 3-4 minutes de chaque côté.
- Ne les remuez pas trop — laissez une belle croûte se former. C’est elle qui donnera du goût au bouillon.
Étape 3 : Déglacer et mijoter (2 heures)
- Versez le vin blanc dans la cocotte. Avec votre cuillère en bois, grattez le fond pour décoller tous les sucs de cuisson — c’est ça, le véritable secret d’un bouillon riche.
- Laissez le vin réduire de moitié, environ 3-4 minutes, en remuant.
- Ajoutez le concentré de tomate, le bouillon de bœuf, le laurier et le thym. Portez à ébullition.
- Réduisez le feu au minimum, couvrez à moitié (laissez un petit espace pour que la vapeur s’échappe) et laissez mijoter 1 heure 30.
Étape 4 : Ajouter l’orge (30 minutes)
- Au bout d’1 heure 30, retirez les feuilles de laurier et les branches de thym.
- Ajoutez l’orge perlé rincé et le vinaigre de vin rouge. Mélangez bien.
- Poursuivez la cuisson à feu doux, couvert, pendant 25 à 30 minutes, jusqu’à ce que l’orge soit tendre mais encore légèrement ferme sous la dent.
- Goûtez et ajustez l’assaisonnement en sel et poivre. Le bouillon doit être riche et parfumé.
Étape 5 : Servir (5 minutes)
- Si vous voulez la version gratinée, préchauffez votre four en position grill.
- Versez la soupe dans des bols allant au four. Déposez une tranche de pain grillé sur chaque bol et recouvrez généreusement de fromage râpé.
- Enfournez sous le grill pendant 3-4 minutes, jusqu’à ce que le fromage bouillonne et dore.
- Servez immédiatement, avec un peu de persil frais ciselé si vous avez.
Note importante : Si vous préparez la soupe à l’avance, ajoutez l’orge seulement au moment de réchauffer. L’orge continue d’absorber le liquide et risquerait de rendre la soupe trop épaisse si elle repose toute une nuit.
Trucs et techniques de cuisson
Après avoir raté pas mal de soupes à l’oignon (oui, ça m’est arrivé), j’ai appris quelques astuces qui font toute la différence. Les voici :
La patience est votre meilleure alliée. Je sais, c’est tentant de vouloir accélérer la caramélisation des oignons en montant le feu. Ne le faites pas. Vous obtiendrez des oignons brûlés et amers, pas sucrés et fondants. La caramélisation, c’est une affaire de feu doux et de temps. Mettez un podcast ou votre musique préférée, et laissez faire.
Le bœuf, c’est tout un art. Ne sautez pas l’étape de le faire dorer. Cette croûte brune, c’est de la saveur concentrée. Si vous mettez la viande crue directement dans le bouillon, vous aurez une soupe fade, pas un bouillon riche. Et n’oubliez pas de gratter le fond de la cocotte après avoir versé le vin — c’est là que se cachent les meilleures saveurs.
L’orge, le héros méconnu. Beaucoup de recettes de soupe à l’oignon utilisent du riz ou des pâtes, mais l’orge perlé apporte une texture et un goût de noisette qui se marient parfaitement avec le bœuf et les oignons. Attention à ne pas trop le cuire — il doit rester légèrement ferme. Et comme je le disais, si vous prévoyez des restes, ajoutez l’orge au moment de réchauffer.
Mon plus grand échec : Une fois, j’ai voulu gagner du temps en utilisant des oignons surgelés pré-émincés. Résultat ? Une soupe aqueuse et sans saveur. Les oignons frais, c’est non négociable. Ils ont une teneur en eau différente et caramélisent beaucoup mieux. Depuis, je prends les 15 minutes pour émincer mes oignons moi-même.
Le timing parfait : Si vous préparez cette soupe pour un dîner, commencez la caramélisation des oignons environ 3 heures avant de servir. Ça laisse le temps de mijoter tranquillement sans stress. Et si vous avez des invités, préparez-la la veille — elle sera encore meilleure.
Variations et adaptations
Cette recette est déjà délicieuse telle quelle, mais elle se prête à toutes sortes de variations. Voici quelques idées que j’ai testées :
Version végétarienne : Remplacez le bœuf par des champignons de Paris ou des champignons sauvages (cèpes, girolles). Utilisez un bouillon de légumes riche et ajoutez une cuillère à soupe de sauce soja pour l’umami. L’orge reste, bien sûr. C’est une version que je prépare souvent en hiver, et elle est tout aussi réconfortante.
Version sans gluten : L’orge contient du gluten, donc si vous êtes intolérant, remplacez-le par du riz complet, du quinoa ou du sarrasin. Le sarrasin apporte un petit goût de noisette qui fonctionne très bien avec les oignons caramélisés. Ajustez le temps de cuisson en fonction de la céréale choisie.
Version plus légère : Pour une soupe moins riche, réduisez le beurre à 30 g et utilisez un bouillon de bœuf dégraissé. Vous pouvez aussi remplacer la moitié du bœuf par des carottes et du céleri en dés. Ça allège le plat tout en gardant le côté nourrissant.
Variante épicée : Ajoutez une pincée de flocons de piment rouge ou un peu de paprika fumé en même temps que l’ail. Ça donne une petite chaleur qui réchauffe de l’intérieur. J’ai testé cette version un soir d’hiver glacial, et elle m’a sauvé la vie.
Version “tout en un” : Si vous voulez transformer cette soupe en un plat encore plus complet, ajoutez des pommes de terre coupées en cubes en même temps que l’orge. Elles épaissiront naturellement le bouillon et rendront le plat encore plus consistant. Parfait pour les soirs de grand faim.
Et si vous cherchez d’autres idées de plats réconfortants pour l’hiver, jetez un œil à cette recette de pot-au-feu mijoté qui est tout aussi réconfortante ou à ce hachis Parmentier maison ultra croustillant pour varier les plaisirs.
Suggestions de service et de conservation
Cette soupe se déguste de plusieurs façons. Voici comment je l’aime :
Service : Servez-la bien chaude, dans des bols profonds. Si vous optez pour la version gratinée, sortez les bols du four avec précaution et laissez-les tiédir 2 minutes avant de servir — le fromage brûlant, c’est dangereux (je parle d’expérience). Accompagnez-la d’une salade verte croquante pour un repas équilibré, ou d’une tranche de pain de campagne beurrée pour les plus gourmands.
Accords : Un vin rouge léger comme un Beaujolais ou un Pinot Noir se marie parfaitement avec cette soupe. Si vous préférez la bière, une bière brune ou une stout apporte des notes de caramel qui complètent les oignons caramélisés.
Conservation : Cette soupe se conserve très bien au réfrigérateur dans un récipient hermétique pendant 3 à 4 jours. Comme je le disais, elle est souvent meilleure le lendemain. Si vous avez ajouté l’orge, elle aura épaissi en refroidissant — il suffira d’ajouter un peu d’eau ou de bouillon en la réchauffant.
Congélation : Vous pouvez congeler cette soupe sans problème. Laissez-la refroidir complètement, versez-la dans des sacs de congélation ou des boîtes hermétiques, et congelez-la jusqu’à 3 mois. Décongelez-la au réfrigérateur pendant la nuit, puis réchauffez-la doucement à feu doux. Si vous avez ajouté l’orge, sachez qu’elle deviendra plus molle après décongélation — ce n’est pas grave, la soupe sera toujours délicieuse.
Réchauffage : Réchauffez la soupe à feu doux dans une casserole, en remuant de temps en temps. Ajoutez un peu d’eau ou de bouillon si elle est trop épaisse. Évitez le micro-ondes, qui chauffe de façon inégale et peut rendre l’orge caoutchouteuse.
Les saveurs de cette soupe se développent vraiment avec le temps. Le deuxième jour, le bouillon est encore plus profond, plus complexe. C’est le genre de plat qui vous fait regretter de ne pas en avoir fait deux fois plus.
Informations nutritionnelles et bienfaits
Cette soupe est non seulement délicieuse, mais elle est aussi étonnamment équilibrée. Voici un aperçu des valeurs nutritionnelles par portion (pour 6 portions) :
| Nutriment | Valeur par portion |
|---|---|
| Calories | 380 kcal |
| Protéines | 28 g |
| Lipides | 14 g |
| Glucides | 35 g |
| Fibres | 6 g |
| Fer | 4 mg |
Les bienfaits des oignons : Les oignons sont riches en quercétine, un antioxydant puissant qui aide à réduire l’inflammation et à soutenir le système immunitaire. Parfait pour l’hiver, quand on a besoin d’un petit coup de pouce.
L’orge, une céréale complète : L’orge perlé est une excellente source de fibres solubles, qui aident à réguler le cholestérol et à stabiliser la glycémie. Elle contient aussi du sélénium, un minéral important pour la fonction thyroïdienne.
Le bœuf, source de fer : Le bœuf est riche en fer héminique, la forme la plus facilement absorbable par l’organisme. Associé à la vitamine C des oignons (oui, il y en a !), l’absorption est encore meilleure.
Considérations diététiques : Cette soupe contient du gluten (orge) et des produits laitiers (beurre, fromage). Pour une version sans gluten, remplacez l’orge par du riz ou du quinoa. Pour une version sans produits laitiers, utilisez de l’huile d’olive à la place du beurre et omettez le fromage.
Personnellement, je trouve que cette soupe est l’un des plats les plus équilibrés que je prépare. Elle est riche en protéines, en fibres et en légumes, sans être trop calorique. Un vrai repas complet dans un bol.
Conclusion
Cette soupe à l’oignon réconfortante au bœuf et à l’orge, c’est bien plus qu’une recette. C’est un retour aux sources, un rappel que les meilleures choses prennent du temps, et que la cuisine, quand on y met un peu de cœur, peut transformer une journée ordinaire en un moment précieux.
Je vous encourage à la personnaliser selon vos goûts. Ajoutez plus de légumes, ajustez les épices, ou laissez-la mijoter encore plus longtemps si vous avez le temps. La beauté de cette recette, c’est qu’elle pardonne les petites variations et qu’elle s’adapte à ce que vous avez sous la main.
Si vous la préparez, dites-moi comment elle s’est passée dans les commentaires. J’adore entendre vos histoires de cuisine, vos adaptations, vos réussites (et même vos ratés, on apprend tous de nos erreurs). Et si vous avez aimé cette recette, partagez-la avec quelqu’un qui a besoin d’un peu de réconfort en ce moment.
Allez, à vos cocottes, et rappelez-vous : les oignons ne se brusquent pas, mais ils vous le rendront au centuple. Bon appétit !
Questions fréquentes
Puis-je utiliser de l’orge mondé à la place de l’orge perlé ?
Oui, mais sachez que l’orge mondé prend plus de temps à cuire (environ 45 à 50 minutes). Il est aussi plus riche en fibres, car il est moins transformé. Pensez à le faire tremper quelques heures avant pour réduire le temps de cuisson.
Comment épaissir la soupe si elle est trop liquide ?
Si votre soupe est trop liquide, vous pouvez écraser une partie de l’orge et du bœuf avec une fourchette directement dans la cocotte. Sinon, mélangez une cuillère à soupe de farine avec un peu d’eau froide et incorporez-la en remuant. Laissez mijoter 5 minutes.
Puis-je préparer cette soupe dans une mijoteuse ?
Absolument ! Caramélisez les oignons et saisissez la viande dans une poêle, puis transférez le tout dans la mijoteuse avec le bouillon, le vin et les herbes. Faites cuire à basse température pendant 6 à 8 heures. Ajoutez l’orge 30 minutes avant la fin de la cuisson.
Quel morceau de bœuf est le meilleur pour cette recette ?
Le paleron est mon préféré — il devient incroyablement tendre après une longue cuisson. La macreuse et le gîte sont aussi d’excellents choix. Évitez les morceaux trop maigres comme le filet, qui deviendraient secs.
Est-ce que je peux remplacer le vin blanc par autre chose ?
Bien sûr ! Si vous ne voulez pas utiliser de vin, remplacez-le par du bouillon de bœuf additionné d’une cuillère à soupe de vinaigre de cidre ou de jus de citron. L’acidité est importante pour équilibrer la richesse du plat. Une bière blonde fonctionne aussi très bien.
Et si vous cherchez d’autres idées pour vos repas d’hiver, n’hésitez pas à consulter cette recette de velouté de potiron et pomme ultra onctueux ou cette blanquette de veau traditionnelle mijotée à l’ancienne pour continuer sur votre lancée réconfortante.
PrintSoupe à l’oignon réconfortante au bœuf et à l’orge
Une soupe à l’oignon riche et nourrissante, avec du bœuf fondant et de l’orge perlé. Un plat réconfortant parfait pour les jours froids, qui demande un peu de patience mais récompense avec un bouillon profond et parfumé.
- Prep Time: 20 minutes
- Cook Time: 2 heures 30 minutes
- Total Time: 2 heures 50 minutes
- Yield: 6 portions 1x
- Category: Soupe
- Cuisine: Française
Ingredients
- 1 kg d’oignons jaunes (environ 4 à 5 gros oignons), épluchés et émincés finement
- 60 g de beurre doux
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à café de sel
- 1/2 cuillère à café de poivre noir fraîchement moulu
- 2 gousses d’ail, émincées finement
- 500 g de bœuf à braiser (paleron, gîte ou macreuse), coupé en cubes de 2-3 cm
- 1,5 litre de bouillon de bœuf
- 250 ml de vin blanc sec
- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate
- 2 feuilles de laurier
- 3 branches de thym frais (ou 1 cuillère à café de thym séché)
- 100 g d’orge perlé, rincé à l’eau froide
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge
- Sel et poivre supplémentaires pour ajuster l’assaisonnement
- Pain de campagne ou baguette rassis, coupé en tranches épaisses et grillées (pour le service, optionnel)
- Fromage râpé (gruyère, comté ou emmental) (pour le service, optionnel)
Instructions
- Dans une grande cocotte, faites fondre le beurre avec l’huile d’olive à feu moyen.
- Ajoutez les oignons émincés et le sel. Mélangez bien pour enrober chaque lamelle.
- Laissez cuire à feu moyen-doux, en remuant toutes les 5 minutes, jusqu’à ce que les oignons soient d’un brun doré profond (30 à 45 minutes). Ajoutez l’ail émincé 5 minutes avant la fin.
- Pendant ce temps, séchez les cubes de bœuf avec du papier absorbant. Salez et poivrez-les légèrement.
- Une fois les oignons prêts, poussez-les sur les bords de la cocotte et augmentez le feu à moyen-vif. Ajoutez les cubes de bœuf en une seule couche et faites-les dorer 3-4 minutes de chaque côté.
- Versez le vin blanc dans la cocotte. Grattez le fond avec une cuillère en bois pour décoller les sucs de cuisson. Laissez réduire de moitié (3-4 minutes).
- Ajoutez le concentré de tomate, le bouillon de bœuf, le laurier et le thym. Portez à ébullition.
- Réduisez le feu au minimum, couvrez à moitié et laissez mijoter 1 heure 30.
- Retirez les feuilles de laurier et les branches de thym. Ajoutez l’orge perlé rincé et le vinaigre de vin rouge. Mélangez bien.
- Poursuivez la cuisson à feu doux, couvert, pendant 25 à 30 minutes, jusqu’à ce que l’orge soit tendre mais encore légèrement ferme.
- Goûtez et ajustez l’assaisonnement en sel et poivre.
- Pour servir, versez la soupe dans des bols. Si désiré, préchauffez le four en position grill, déposez une tranche de pain grillé sur chaque bol, recouvrez de fromage râpé et enfournez 3-4 minutes jusqu’à ce que le fromage bouillonne et dore. Servez immédiatement.
Notes
Pour une meilleure texture, ajoutez l’orge seulement au moment de réchauffer si vous préparez la soupe à l’avance. La soupe se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur et se congèle jusqu’à 3 mois. Pour une version végétarienne, remplacez le bœuf par des champignons et utilisez du bouillon de légumes.
Nutrition
- Serving Size: 1 portion (environ 1
- Calories: 380
- Sugar: 8
- Sodium: 800
- Fat: 14
- Saturated Fat: 6
- Carbohydrates: 35
- Fiber: 6
- Protein: 28
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