J’ai passé des années à dire que je n’aimais pas le pot-au-feu. Honnêtement, je trouvais ça triste. Une viande bouillie, des légumes mous, une assiette grise qui sentait la cantine et les dimanches pluvieux. Je le disais haut et fort, avec cette petite fierté de celui qui croit avoir des goûts plus raffinés. « Le pot-au-feu, c’est pour les grands-parents », je lançais, en tournant le dos à la tradition.
Puis, il y a deux hivers, mon voisin Marcel, un vieux monsieur de quatre-vingts ans qui cultive encore son potager, m’a tendu un bocal de son bouillon maison par-dessus la clôture. « Goûte ça, petit », m’a-t-il dit, « et après tu me diras si tu n’aimes pas le pot-au-feu. » J’ai accepté par politesse, en me disant que je le jetterais discrètement. Mais le soir même, pris par le froid et une faim de loup, j’ai réchauffé ce bouillon doré.
Le parfum qui s’est répandu dans ma cuisine m’a arrêté net. Ce n’était pas une soupe fade. C’était une infusion profonde, presque sucrée, avec des notes de thym et de laurier, et cette promesse de réconfort qu’on ne trouve que dans les plats mijotés pendant des heures. J’ai versé le liquide dans un bol, j’ai ajouté un peu de pain rassis, et j’ai pris ma première cuillerée.
Ce soir-là, j’ai compris que je m’étais trompé pendant vingt ans. Le pot-au-feu n’est pas un plat triste. C’est un plat patient. Il exige qu’on lui donne du temps, et en retour, il offre une tendreté que rien d’autre ne peut égaler. J’ai passé les semaines suivantes à demander des conseils à Marcel, à tester des recettes, à brûler des carottes et à saler trop de bouillons. Et aujourd’hui, je vous livre ma version préférée : un pot-au-feu d’hiver ultra fondant, avec des légumes racines qui se défont doucement dans un bouillon riche et parfumé.
Si vous avez toujours eu des doutes sur ce plat emblématique, laissez-moi vous prouver le contraire. Peut-être que vous aussi, vous avez besoin de la bonne version pour changer d’avis. Alors, attrapez une grande cocotte, un bon morceau de bœuf, et préparez-vous à remplir votre maison d’un parfum qui réchauffe l’âme.
Pourquoi Vous Allez Adorer Cette Recette
- Un plat unique, complet et nourrissant : Viande fondante, légumes racines sucrés, bouillon savoureux… Tout est dans la même cocotte. Pas besoin de préparer un accompagnement compliqué. Un bon pain de campagne et c’est parfait.
- Des ingrédients simples et de saison : Carottes, navets, poireaux, céleri, oignons… Rien que des légumes d’hiver qu’on trouve partout. Pas de produits exotiques ni d’ingrédients introuvables. Une recette économique qui respecte le calendrier.
- Un résultat qui impressionne sans stress : Le secret, c’est le temps de cuisson, pas la technique. Vous n’avez pas besoin d’être un chef pour réussir ce plat. Il cuit tout seul, pendant que vous vaquez à vos occupations.
- Idéal pour les grands repas d’hiver : Vous recevez du monde ? Préparez ce pot-au-feu la veille. Il est encore meilleur réchauffé. Servez-le avec une moutarde à l’ancienne et des cornichons, et tout le monde sera aux anges.
- Une recette qui se bonifie avec le temps : Comme tous les bons mijotés, les saveurs se développent et s’approfondissent. Le lendemain, le bouillon est encore plus parfumé. C’est le genre de plat qu’on a hâte de retrouver dans son assiette.
Ce pot-au-feu, c’est la version que j’aurais aimé goûter avant de juger si durement ce grand classique. Il est ultra fondant parce qu’on prend le temps de le cuire à feu très doux, jusqu’à ce que le collagène de la viande se transforme en un jus onctueux qui enrobe chaque légume. Les carottes deviennent presque sucrées, les navets fondent en bouche, et le bouillon, lui, a cette profondeur qu’on ne trouve que dans les plats cuits avec amour. C’est le genre de repas qui vous fait fermer les yeux après la première bouchée, qui vous rappelle pourquoi la cuisine traditionnelle mérite toute notre attention.
Les Ingrédients Dont Vous Aurez Besoin
Pour ce pot-au-feu d’hiver ultra fondant, la qualité des ingrédients fait toute la différence. Ne vous inquiétez pas, ce sont des produits simples, mais choisissez-les avec soin pour un résultat optimal. Je vous donne mes astuces pour les trouver et les préparer.
Pour le Bouillon et la Viande
- 1,2 kg de bœuf à braiser (paleron, gîte, ou macreuse) – La viande doit être persillée pour fondre à la cuisson. Je préfère le paleron, il devient incroyablement tendre. Demandez à votre boucher un morceau d’environ 4 cm d’épaisseur.
- 2 os à moelle (optionnel, mais vivement recommandé) – Ils apportent une richesse incomparable au bouillon. Leur moelle se tartine sur du pain grillé, un vrai délice.
- 2 oignons, coupés en deux – Pour la base du bouillon. Je les fais légèrement brûler à sec dans la poêle pour une couleur plus foncée et un goût plus prononcé.
- 4 clous de girofle – Piquez-les dans un des demi-oignons. Cela parfume subtilement le bouillon sans agressivité.
- 2 gousses d’ail, écrasées – Elles ajoutent une note douce et ronde.
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil) – Le classique qui fonctionne toujours. Si vous avez du thym frais du jardin, c’est encore mieux.
- 1 cuillère à soupe de gros sel – Ajustez en fin de cuisson, le sel concentre les saveurs.
- 1 cuillère à café de poivre noir en grains – Pour une note légèrement piquante.
- 3 litres d’eau froide – L’eau froide est essentielle pour extraire lentement les sucs de la viande.
Pour les Légumes Racines

- 4 carottes, pelées et coupées en tronçons de 5 cm – Choisissez des carottes fermes, avec leur fanes si possible. Les carottes d’hiver sont plus sucrées.
- 3 navets, pelés et coupés en quartiers – Les navets blancs ou violets. Évitez les trop gros, ils peuvent être amers. Goûtez-en un cru avant de les ajouter.
- 3 poireaux, lavés soigneusement et coupés en tronçons de 5 cm – La partie verte peut être utilisée pour le bouillon, la partie blanche pour la présentation. Lavez-les bien, la terre se cache entre les feuilles.
- 2 branches de céleri, coupées en tronçons – Le céleri apporte une fraîcheur qui équilibre la richesse du bœuf.
- 1 panais, pelé et coupé en tronçons – Le panais est mon petit secret. Il ajoute une douceur subtile et une texture fondante. Si vous n’en trouvez pas, remplacez-le par une carotte supplémentaire.
- 1 rutabaga, pelé et coupé en cubes – Le rutabaga, ce légume oublié, est parfait pour les potées d’hiver. Son goût légèrement poivré se marie à merveille avec le bœuf.
- Quelques branches de persil plat, pour la décoration – Fraîcheur et couleur sur l’assiette.
Conseil d’achat : Pour les légumes racines, privilégiez les marchés locaux ou les paniers bio. Leur saveur est incomparable. Si vous achetez en supermarché, choisissez des légumes fermes, sans taches ni parties molles. La terre collée dessus est un bon signe de fraîcheur.
Équipement Nécessaire
- Une grande cocotte en fonte (6 à 8 litres) – La fonte retient parfaitement la chaleur et permet une cuisson lente et homogène. Si vous n’en avez pas, une grande marmite à fond épais fera l’affaire.
- Une écumoire – Pour retirer les impuretés qui remontent à la surface du bouillon. Un geste simple qui change tout.
- Un couteau de chef bien aiguisé – Pour couper les légumes en morceaux réguliers. Un couteau émoussé est dangereux et écrase les aliments.
- Une planche à découper stable – De préférence en bois, elle est plus douce pour vos lames.
- Un grand bol et une passoire fine – Pour filtrer le bouillon si vous souhaitez le servir en premier, ou pour le conserver séparément.
- Un thermomètre de cuisson (optionnel) – Utile pour vérifier que le bouillon frémisse bien à 85-90°C, sans jamais bouillir franchement.
Astuce personnelle : J’ai longtemps utilisé une marmite en inox bon marché, et le résultat n’était jamais aussi bon qu’avec ma cocotte en fonte. L’investissement en vaut la peine, surtout si vous aimez les plats mijotés. Sinon, cherchez une cocotte en fonte d’occasion sur les vide-greniers, elles sont increvables.
Méthode de Préparation
La clé de ce pot-au-feu, c’est la patience. On ne le prépare pas en une heure. On lui donne le temps de révéler toutes ses saveurs. Mais rassurez-vous, le travail actif est très court. Le reste, c’est la cocotte qui travaille.
Étape 1 : La Préparation de la Viande (10 minutes)
- Sortez le bœuf du réfrigérateur 30 minutes avant la cuisson pour qu’il soit à température ambiante. Cela permet une cuisson plus uniforme.
- Si votre morceau est ficelé, laissez la ficelle. Elle maintient la forme de la viande pendant la cuisson.
- Dans une grande poêle, faites chauffer un filet d’huile neutre (colza ou pépins de raisin) à feu vif. Saisissez le morceau de bœuf sur toutes ses faces, jusqu’à ce qu’il soit bien coloré. Ne le brûlez pas, mais cherchez une belle croûte brune. C’est ce qui donnera du goût au bouillon.
- Ne salez pas la viande avant de la saisir. Le sel ferait rendre l’eau et empêcherait la coloration.
Étape 2 : La Mise en Place du Bouillon (15 minutes)
- Dans votre grande cocotte, déposez la viande saisie. Ajoutez les os à moelle, les oignons coupés en deux (avec les clous de girofle piqués dans un des demi-oignons), l’ail écrasé et le bouquet garni.
- Couvrez avec les 3 litres d’eau froide. L’eau doit recouvrir la viande de 3 à 4 cm. Ajoutez un peu d’eau si nécessaire.
- Portez à ébullition à feu vif. Dès que les premières bulles apparaissent, réduisez immédiatement le feu pour obtenir un frémissement très léger. Vous ne devez voir que quelques petites bulles en surface, pas un bouillonnement. C’est crucial pour que la viande reste tendre.
- À l’aide de l’écumoire, retirez les impuretés (la mousse grisâtre) qui remontent à la surface. Cela prend 5 à 10 minutes. Ne sautez pas cette étape, elle rend le bouillon clair et limpide.
- Ajoutez le gros sel et les grains de poivre.
Étape 3 : La Cuisson Lente (2 heures 30)
- Couvrez la cocotte à moitié (laissez un petit espace pour que la vapeur s’échappe). Laissez cuire à feu très doux pendant 2 heures. Le liquide doit à peine frémir. Si vous avez un thermomètre, visez 85-90°C.
- Au bout d’1 heure 30, vérifiez le niveau de liquide. Si l’eau s’est trop évaporée, ajoutez un peu d’eau chaude.
- Au bout de 2 heures, la viande doit commencer à devenir tendre. Piquez-la avec la pointe d’un couteau : elle doit s’enfoncer sans résistance.
Étape 4 : L’Ajout des Légumes Racines (30-40 minutes)
- Ajoutez les carottes, les navets, les poireaux (parties blanches et vert clair), le céleri, le panais et le rutabaga dans la cocotte. Ils doivent être immergés dans le bouillon. Si ce n’est pas le cas, ajoutez un peu d’eau chaude.
- Remettez le couvercle et poursuivez la cuisson à feu très doux pendant 30 à 40 minutes. Les légumes doivent être tendres mais encore légèrement fermes. Ne les laissez pas se défaire complètement, ils doivent garder une belle tenue.
- Goûtez le bouillon et ajustez l’assaisonnement en sel et en poivre. Le bouillon doit être savoureux, mais pas trop salé, car il va réduire encore un peu.
Étape 5 : Le Repos et le Service (15 minutes)
- Éteignez le feu. Laissez la cocotte reposer à couvert pendant 10 à 15 minutes. Cela permet aux saveurs de se stabiliser et à la viande de se détendre.
- Retirez délicatement la viande et les légumes à l’aide d’une écumoire. Disposez-les sur un plat de service chaud. Coupez la viande en tranches épaisses (ou en morceaux, selon votre préférence).
- Filtrez le bouillon à travers une passoire fine dans un grand bol ou une soupière. Vous pouvez le servir en premier, dans des tasses, avec des croûtons ou du pain grillé.
- Servez la viande et les légumes avec de la moutarde à l’ancienne, des cornichons, du gros sel et du pain de campagne. Tartinez la moelle des os sur du pain grillé, c’est un régal.
Mon conseil de cuisinier amateur : Ne jetez jamais le bouillon filtré. Il est tellement riche qu’il peut servir de base pour une soupe, un risotto, ou même pour cuire des pâtes. Je le congèle en portions de 500 ml, et j’ai toujours un peu de magie sous la main pour un soir de semaine.
Conseils et Techniques de Cuisson
J’ai brûlé pas mal de carottes avant de comprendre les subtilités du pot-au-feu. Voici mes leçons, apprises à la dure, pour que vous réussissiez du premier coup.
- Le frémissement, pas l’ébullition : C’est la règle d’or. Si votre bouillon bout franchement, la viande va devenir dure et fibreuse. La chaleur doit être si douce que vous ne voyez que de minuscules bulles remonter. Sur ma cuisinière à gaz, je mets le feu au minimum, avec un diffuseur de chaleur en dessous de la cocotte.
- La patience du dégraissage : Pendant la cuisson, une couche de graisse peut se former à la surface. Vous pouvez l’enlever à l’écumoire, mais je préfère laisser la cocotte refroidir complètement (une fois la cuisson terminée) et mettre le bouillon au réfrigérateur. La graisse se solidifie en surface et se retire facilement. Votre bouillon sera plus léger et plus sain.
- Le timing des légumes : N’ajoutez pas tous les légumes en même temps. Les carottes et les navets cuisent plus vite que les poireaux et le céleri. Si vous voulez des légumes parfaitement tendres, ajoutez d’abord les racines les plus dures, puis les plus tendres 10 minutes après. Mais pour simplifier, la méthode que je vous donne (tout ajouter en même temps) fonctionne très bien si vous coupez les légumes en morceaux de taille similaire.
- La viande trop cuite ? : Si vous avez oublié le pot-au-feu sur le feu et que la viande se défait, pas de panique. Égouttez-la, effilochez-la grossièrement, et servez-la dans le bouillon avec des vermicelles. Vous obtenez une soupe réconfortante, presque aussi bonne que l’original.
- Le goût du bouillon : Si votre bouillon manque de profondeur, ajoutez une cuillère à soupe de concentré de tomates ou un trait de sauce soja. C’est un peu de la triche, mais ça marche à tous les coups. Personnellement, je préfère ajouter une pincée de paprika fumé, ça apporte une rondeur surprenante.
Variations et Adaptations
Un bon pot-au-feu est une base, mais laissez libre cours à votre créativité. Voici quelques idées que j’ai testées (et approuvées) au fil des hivers.
- Version végétarienne : Remplacez le bœuf par des champignons (cèpes, girolles, ou même des champignons de Paris) et des protéines végétales comme du tofu fumé ou des pois chiches. Utilisez un bouillon de légumes riche, avec une cuillère de miso blanc pour la profondeur. Les légumes racines sont les stars, et le résultat est étonnamment savoureux.
- Version aux épices d’hiver : Ajoutez une étoile de badiane, un bâton de cannelle et quelques graines de coriandre dans le bouillon. Ces épices réchauffent le plat et lui donnent une dimension presque orientale. Servez-le avec une cuillerée de yaourt grec et de la menthe fraîche.
- Version express (pour les soirs de semaine) : Utilisez un autocuiseur (cocotte-minute). Suivez les mêmes étapes, mais réduisez le temps de cuisson à 45 minutes pour la viande, puis 10 minutes pour les légumes. Le résultat est moins fondant, mais incroyablement rapide. Parfait pour un mardi soir.
- Version aux herbes fraîches : En fin de cuisson, ajoutez une poignée de cerfeuil, d’estragon et de ciboulette ciselés. Les herbes apportent une fraîcheur qui contraste avec la richesse du bouillon. C’est ma version préférée au printemps, quand les herbes du jardin commencent à pointer.
Suggestions de Service et de Conservation
Le pot-au-feu est un plat généreux qui se prête à de nombreuses présentations. Voici comment le servir et le conserver pour en profiter pleinement.
- Service traditionnel : Servez le bouillon en premier, dans des bols ou des tasses, avec des croûtons de pain grillé frottés à l’ail. Ensuite, présentez la viande et les légumes sur un grand plat, accompagnés de moutarde à l’ancienne, de cornichons, de fleur de sel et de pain de campagne. Chacun se sert selon son appétit.
- Service en assiette : Disposez une tranche de viande et quelques légumes dans chaque assiette creuse. Versez une louche de bouillon par-dessus. Ajoutez une cuillerée de raifort râpé ou de moutarde. C’est plus pratique pour les repas en famille.
- Accompagnements : Un vin rouge léger (un Bourgueil ou un Morgon) se marie parfaitement. Pour une version sans alcool, un jus de raisin pétillant fait l’affaire. Côté pain, un bon pain de campagne au levain est indispensable.
- Conservation : Le pot-au-feu se conserve 3 à 4 jours au réfrigérateur, dans un récipient hermétique. Séparez la viande, les légumes et le bouillon pour une meilleure conservation. Le bouillon peut être congelé jusqu’à 3 mois.
- Réchauffage : Réchauffez doucement à la casserole, à feu doux, en ajoutant un peu d’eau si le bouillon a épaissi. Évitez le micro-ondes, qui rend la viande caoutchouteuse. Le lendemain, le pot-au-feu est encore meilleur, les saveurs ayant eu le temps de se fondre.
Mon astuce préférée : Avec les restes de viande et de légumes, je prépare des croquettes. Il suffit de hacher finement la viande et les légumes, de les mélanger avec un œuf et de la chapelure, de former des boulettes et de les frire. C’est une façon délicieuse de ne rien gaspiller.
Informations Nutritionnelles et Bienfaits
Ce pot-au-feu n’est pas seulement réconfortant, il est aussi bon pour vous. Voici un aperçu de ses qualités nutritionnelles.
- Valeurs nutritionnelles estimées par portion (pour 6 portions) : Environ 450-550 calories, 35 g de protéines, 20 g de lipides, 30 g de glucides. Le bouillon est très faible en calories et riche en minéraux.
- Riche en protéines de qualité : Le bœuf braisé est une excellente source de protéines complètes, essentielles pour la construction musculaire et la satiété.
- Une mine de vitamines et minéraux : Les légumes racines sont riches en vitamine A (carottes), vitamine C (navets, rutabaga), potassium et fibres. Le bouillon contient du collagène, bon pour les articulations et la peau.
- Faible en sucres ajoutés : Ce plat ne contient aucun sucre ajouté. Les sucres naturels des légumes suffisent à apporter une douceur subtile.
- Adapté à de nombreux régimes : Sans gluten (vérifiez la moutarde), sans produits laitiers. Peut être adapté en version pauvre en FODMAPs en supprimant l’ail et l’oignon (utilisez du fenouil et des herbes à la place).
Mon avis personnel : Je ne suis pas nutritionniste, mais je sais que ce plat me fait du bien. Après une longue journée d’hiver, il me réchauffe de l’intérieur, sans me alourdir. C’est un repas complet qui me permet de manger des légumes sans même y penser. Et le bouillon, bu comme une tisane, est incroyablement apaisant pour la gorge quand on est enrhumé.
Conclusion
Ce pot-au-feu d’hiver ultra fondant aux légumes racines a complètement changé ma vision d’un plat que je croyais connaître. Il m’a appris que la simplicité, quand elle est bien exécutée, peut être plus impressionnante que n’importe quelle recette compliquée. Chaque fois que je le prépare, je pense à Marcel, à son sourire en coin quand il m’a tendu ce bocal de bouillon. Et je me dis que la cuisine, c’est aussi ça : des moments de partage, des leçons de patience, et la joie de prouver qu’on avait tort.
N’hésitez pas à adapter cette recette à votre goût. Ajoutez plus de légumes, changez les épices, faites-la vôtre. C’est un plat qui pardonne beaucoup et qui récompense toujours. Si vous le testez, dites-moi comment ça s’est passé dans les commentaires. J’adore lire vos histoires, vos réussites, et même vos petits accidents de cuisine. Après tout, c’est comme ça qu’on apprend.
Alors, à vos cocottes, et bon appétit ! Que votre maison se remplisse de ce parfum d’hiver qui sent bon les dimanches au coin du feu.
Foire Aux Questions (FAQ)
Puis-je utiliser un autre type de viande pour ce pot-au-feu ?
Oui, absolument. Le paleron est idéal, mais le gîte, la macreuse, ou même le jarret de bœuf fonctionnent très bien. Pour un résultat encore plus fondant, essayez le bœuf à braiser avec un peu de gras. Évitez les morceaux trop maigres, comme le filet, qui deviendraient secs.
Comment éviter que les légumes ne se défassent dans le bouillon ?
La clé est de les ajouter en fin de cuisson et de les couper en morceaux de taille généreuse (4-5 cm). Ne les laissez pas cuire plus de 40 minutes. Si vous préférez des légumes très tendres, vous pouvez les cuire plus longtemps, mais ils risquent de se décomposer. Pour ma part, je les aime encore un peu fermes.
Mon bouillon est trouble, que dois-je faire ?
Un bouillon trouble est souvent dû à une ébullition trop forte ou à un dégraissage insuffisant. Pour le clarifier, vous pouvez le filtrer plusieurs fois à travers une passoire fine ou un torchon propre. Une autre astuce : battez un blanc d’œuf et incorporez-le au bouillon froid, puis portez doucement à ébullition. Le blanc d’œuf coagulera et emprisonnera les impuretés. Filtrez ensuite.
Puis-je préparer ce pot-au-feu la veille ?
C’est même recommandé ! Le pot-au-feu est encore meilleur réchauffé, car les saveurs ont le temps de se développer. Préparez-le la veille, laissez-le refroidir, et conservez-le au réfrigérateur. Le lendemain, la graisse sera solidifiée en surface et vous pourrez la retirer facilement. Réchauffez doucement à feu doux.
Que faire avec les restes de pot-au-feu ?
Les possibilités sont infinies ! Vous pouvez utiliser la viande et les légumes pour préparer des croquettes, un hachis Parmentier, une soupe, ou même une garniture pour des empanadas. Le bouillon peut servir de base pour un risotto, une sauce pour des pâtes, ou être bu tel quel. Ne jetez rien, tout est bon !
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Pot-au-Feu d’Hiver Ultra Fondant aux Légumes Racines : Recette Facile et Réconfortante
Un pot-au-feu d’hiver ultra fondant, avec des légumes racines qui se défont doucement dans un bouillon riche et parfumé. Une recette simple, économique et réconfortante, idéale pour les grands repas d’hiver.
- Prep Time: 25 minutes
- Cook Time: 2 heures 40 minutes
- Total Time: 3 heures 5 minutes
- Yield: 6 portions 1x
- Category: Plat principal
- Cuisine: Française
Ingredients
- 1,2 kg de bœuf à braiser (paleron, gîte, ou macreuse)
- 2 os à moelle (optionnel)
- 2 oignons, coupés en deux
- 4 clous de girofle
- 2 gousses d’ail, écrasées
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil)
- 1 cuillère à soupe de gros sel
- 1 cuillère à café de poivre noir en grains
- 3 litres d’eau froide
- 4 carottes, pelées et coupées en tronçons de 5 cm
- 3 navets, pelés et coupés en quartiers
- 3 poireaux, lavés et coupés en tronçons de 5 cm
- 2 branches de céleri, coupées en tronçons
- 1 panais, pelé et coupé en tronçons
- 1 rutabaga, pelé et coupé en cubes
- Quelques branches de persil plat, pour la décoration
Instructions
- Sortez le bœuf du réfrigérateur 30 minutes avant la cuisson. Saisissez-le dans une grande poêle avec un filet d’huile neutre à feu vif, sur toutes ses faces, jusqu’à ce qu’il soit bien coloré.
- Dans une grande cocotte, déposez la viande saisie, les os à moelle, les oignons (avec les clous de girofle piqués dans un demi-oignon), l’ail écrasé et le bouquet garni. Couvrez avec 3 litres d’eau froide.
- Portez à ébullition à feu vif, puis réduisez immédiatement le feu pour obtenir un frémissement très léger. Retirez les impuretés à l’écumoire. Ajoutez le gros sel et les grains de poivre.
- Couvrez la cocotte à moitié et laissez cuire à feu très doux pendant 2 heures. Le liquide doit à peine frémir (85-90°C).
- Ajoutez les carottes, navets, poireaux, céleri, panais et rutabaga dans la cocotte. Ils doivent être immergés. Poursuivez la cuisson à feu très doux pendant 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient tendres mais encore légèrement fermes.
- Goûtez le bouillon et ajustez l’assaisonnement en sel et en poivre. Éteignez le feu et laissez reposer à couvert pendant 10 à 15 minutes.
- Retirez délicatement la viande et les légumes à l’aide d’une écumoire. Disposez-les sur un plat de service chaud. Coupez la viande en tranches épaisses. Filtrez le bouillon à travers une passoire fine.
- Servez le bouillon en premier, dans des tasses, avec des croûtons. Servez ensuite la viande et les légumes avec de la moutarde à l’ancienne, des cornichons, du gros sel et du pain de campagne.
Notes
Le secret est le temps de cuisson à feu très doux. Ne laissez jamais bouillir franchement. Le pot-au-feu est encore meilleur réchauffé le lendemain. Le bouillon peut être congelé jusqu’à 3 mois.
Nutrition
- Serving Size: 1 portion (environ 1
- Calories: 500
- Sugar: 12
- Sodium: 800
- Fat: 20
- Saturated Fat: 7
- Carbohydrates: 30
- Fiber: 8
- Protein: 35
Keywords: pot-au-feu, hiver, légumes racines, bœuf braisé, recette réconfortante, mijoté, cocotte

